Arcade Fire, zénith de Paris 03/06/2014 - no picture
4 ans ont passé depuis la dernière tournée "the suburbs" de mes québécoués préférés. Depuis de l'eau a coulé sous les ponts, un nouvel album produit par le leader de LCD Sound System... Très électro dansant. A priori pas ma tasse de thé même si certains titres me plaisent ! Leur passage au zénith était très attendu sur deux dates, tant leurs performances sur scène sont remarquables.
Arrivée au zénith j'hésite entre un placement gradins en hauteur ou la fosse... Trop hauts les gradins. Je descends donc pour me coller au 2ème rang à droite.
Une première partie jazzy dansante allume la mèche, avec une section de cuivres pas mal du tout. OK.
Une demie heure de pause aux sons des talking heads, clash, chic, on commence déjà à remuer du popotin.
Les samples du premier single Reflektor sonne le départ du show. Je suis Placée entre Richard Reed Parry, Sarah Neufeld et un séduisant second violoniste, ça bouge beaucoup, le son crachote un peu... On est au zénith ! C'est fort mais ça finira par s'arranger.
Après mes souvenirs se brouillent concernant l'ordre. Si la part au nouvel album est belle, notamment un merveilleux Joan of Arc, afterlife ou it´s not over (en duo à distance), les anciens titres ne sont pas oubliés comme un magnifique tunnels, no cars go, poser out, month of may ou sprawl II. Et surtout le public est plus qu'au diapason tant la complicité avec le groupe est grande.
Parlons en du groupe. Ils sont 12 sur scène. La cellule centrale composée de Win Butler et Régine Chassagne sont majestueux, on ne peut qu'être impressionnés par leur grande complicité et leurs voix sont au top... Plus que jamais même, même si j'ai parfois des doutes sur un bidouillage.
Bill Parish le rouquin est... Comme d'habitude ! Efficace, omniprésent sur scène. Will Butler quant à lui... Comment dire, il fait presque plus plaisir à regarder qu'à écouter tellement il est en mouvement perpétuel, esquissant quelques pas de danse derrière les claviers, faisant des sauts dignes de Pete Townshend à la guitare, ou tapant comme un sourd sur un tambour. Il est fatigant à regarder !
Les autres musiciens sont au top, il y a toujours ces roulements où chacun change d'instruments. Deux percussionnistes viennent compléter la section rythmique de Tony Gargurra et parfois Régine Chassagne ou Bill Parrish.
Revenons à nos titres. Ils nous ont concocté également quelques surprises, comme cette cover moqueuse de get lucky des daft punk ou cette reprise de Prince avec un gars de leur équipe qui se pointe avec une boîte en carton sur lequel sont diffusés des images de Prince !
Je n'ai pu m'empêcher de sourire en entendant "my body is a cage" où Win Butler attaque le premier couplet UNE OCTAVE au dessus de la version album (grâce à un vocodeur sans doute), peut être une façon de se réapproprier la chanson que la version de Peter Gabriel avait marqué d'une empreinte grave... Tant du point de vue vocal que musical !
Ce qu'il faut retenir de ce concert, c'est cette très grande générosité de ces musiciens, qui se donnent à fond, grosse présence scénique sans pour autant sombrer dans le "too much", le tout musicalement maitrisé. le tout durera plus de deux heures, même si c'est vrai que le public était à fond derrière ! Le wake up habituel qui clôt leur concert me rendra un peu sourde d'ailleurs tant le public hurlera ! Ils ne font pas semblant, ils investissent la scène comme si ça devait être leur dernier concert. On sort de là avec la patate et l'envie d'y retourner ! [pas de photo]