Concert Stacey Kent, Grand Rex, 18 mai 2010
Il m'en faut beaucoup pour m'ennuyer à un concert.
Il m'en faut encore plus pour m'y endormir !
Pourtant hier ça a eu lieu.
Le Grand Rex, salle mythique s'il en est accueille la plus française des chanteuses amércaines, Stacey Kent, venue présenter son album de reprises de standards de la chanson française.
Première partie : Emilie Stats, chanteuse niçoise qui elle chante en anglais, accompagnée de trois guitaristes. Sympa mais sans plus, j'avais l'impression de regarder une chanteuse de la nouvelle star. Sa reprise de highway to hell m'a donné envie de bailler.
Pause assez longue puis arrivée de Stacey Kent qui va donc enchaîner les titres en français de Jonasz à Salvador en passant par Biolay et Barbara.
La dame ne possède pas une voix si exceptionnelle que ça, qui en aucun cas n'est palliée par un charisme quelconque ou un talent d'interprétation. C'est plat, monotone, monocorde, ennuyeux. je baîlle, m'ennuie, et m'endors finalement.
Son grand jeu de scène consiste à se dandiner en rythme (et encore pas toujours), en agitant les bras à la manière d'une skieuse de fond.
Parlons de musiciens : saxophone (son mari), pianiste, batteur, contrebassiste. Bons musiciens mais sans plus. Chacun ayant droit à son solo à tour de rôle, sur chaque titre ou presque.
En fait ça représente tout ce que je n'aime pas dans la musique jazz : prétention, vacuité, public branchouille et bobo.
Alors que le jazz peut être si festif, émouvant, entraînant.
A oublier au plus vite !