London Calling
Dernier tournant de cette mini-tournée, je vais donc à Londres au Dome Millenium.
(la vidéo n'est pas de super qualité mais ça donne une petite idée :-))
J'avais pu grâce à une promo me crêcher pas trop loin dans un hôtel chicos (à moins de 100 euros la nuit ce qui à Londres est exceptionnel !).
Voir Gabriel dans son "hometown" est toujours un peu particulier, d'autant plus que selon l'adage nul n'est prophète en son pays, son album y a très mal marché.
Samedi, débarquement devant l'O2 en bateau-mouche... rendez-vous pris à 14h00 pour assister (encore !) aux balances. Le temps de manger un hamburger infâme (trop cuit, dur, au goût bizarre bref...), hop dans la queue. Je croise le mignon chef d'orchestre et en profite pour lui dire tout le mal que je pense de sa façon de manier sa baguette !
entrée dans l'O2, c'est grand, c'est bleu, on s'assied et on patiente. Gabriel arrive avec sa famille au grand complet, de la maman au ptit dernier, et quelques uns des musiciens de son ancien groupe. Ils répètent quatre morceaux, l'ambiance est détendue mais studieuse, je remarque la différence des prompteurs qui ne sont plus placés à côté, mais devant.
On sort, un starbucks coffee et deux cocas plus tard, retour dans l'arène. Le public est bien quarantenaire voire plus. Fouille importante, on me laisse passer avec mon appareil photo en plus.
L'arène se remplit pas mal, mais des fauteuils sont inoccupés au balcon. Je suis très mal placée, au premier rang, un peu à droite
. Dickie Chappel, l'assistant personnel de gabriel vient me voir et me parle des concerts de Berlin (où je n'étais pas), mais qu'il est sympa ! on papote papote, alors qu'il doit avoir des tonnes de choses à faire.
Puis Gabriel vient présenter sa première partie, tandis que les derniers spectateurs arrivent. Ane Brun fera trois morceaux ce coup-ci au lieu de deux, accueil tiédasse du public. Première coupure, les gens finissent d'arriver. Ce coup-ci pas d'intro sur sledgehammer c'est le départ direct, rideaux fermés, sur Heroes. Superbe version même si le fait de ne pas le voir reste disturbant.
Le concert continue de se dérouler, ce coup-ci pas de pain, PG semble bien plus "secure" et à l'aise, des versions à tomber par terre de my body is a cage, flume ou mirrorball. Le panard.
Sur la seconde partie, la bière aidant, le public commence à être... con ! hurlant ce qu'il veut entendre, je ne sais pas comment PG arrive à garder son calme. L'orchestre, dont on reconnaît des musiciens qui étaient à Bercy, donne à 100%, quelle maîtrise, et quel chef d'orchestre incroyable. Enfin arrive Solsbury Hill qui fait lever la foule, un peu mais pas trop. Pourtant Gabriel y est à 100%, beaucoup d'émotion dans ses interprétations, de l'humour, et cette voix à son sommet. La grande classe, mais toujours dans l'humilité.
Deuxième soir.
Ce coup-ci je suis placée bien plus loin... à quoi ! 50 mètres de la scène et sur la gauche. Bien que je trouve un peu dommage d'être aussi loin, je me dis que je vais voir la totalité des visuels bien mieux. Je m'installe, et vois Dickie Chappel qui arrive, et qui vient encore discuter, me demander ce que je pense du concert de la veille, et me demande combien d'amis français sont dans le public. Interloquée, je lui réponds une petite dizaine, et il me demande si je peux lui faire une liste
. Mon sang ne fait qu'un tour, je pense déjà à la possibilité d'avoir un accès backstage, me voici courant partout pour trouver mes camarades, prendre les noms, puis à la pause, je lui donne la liste, je ne sais pas ce qu'il veut en faire. La salle par contre se remplit... peu, beaucoup de sièges vides. Je dirais un remplissage à 75%
Le concert commence et là je me prends une claque !! non seulement je vois mieux les visuels car je suis plus loin, mais de plus, le son est bien meilleur ! Signal to noise, avec des visuels fabuleux sur Ane Brun et le chef d'orchestre Ben Foster, sur "the rythm of the heat", la grosse caisse résonne, d'autant plus que l'orchestre se lâche complètement, Gabriel lâche aussi les chevaux et on va loin, très loin, il réussit à embarquer le public, qui fait standing ovations sur standing ovations... du moins certains, car il reste des irréductibles qui partent au milieu du concert - je ne comprendrai jamais ce comportement, quel manque de respect ! d'autres qui gueulent comme des ânes. Il faut arriver à faire abstraction des abrutis ce qui n'est pas facile ! A la fin, Gabriel décide de remercier TOUS les musiciens de l'orchestre, joli geste, un peu long certes, vu qu'il y a 80 personnes sur scène !, Peter tombe dans les bras de Ben Foster, et de son arrangeur magicien John Metcalfe. On le sent si soulagé et heureux d'avoir réussi ce tour de force, il y a énormément d'émotion.
Je pars en direction de la scène à gauche, pour voir Dickie Chappel, vite rejointe par mes amis qui trépignent d'impatience. Il vient me voir et me demande mon adresse postale, que je lui donne... mince ! il me dit qu'il m'enverra "pour tout le monde". Quoi ? je ne sais pas, sûrement un petit truc dédicacé. On discute encore un peu, on le remercie tous, poignées de mains, voire bizes (non pas moi !) encore chamboulés par le concert, très émus mais heureux, avant d'être expulsés de la salle par le service d'ordre.
Retour à l'hôtel du moins tentative. la carte d'accès à ma chambre refuse de fonctionner. Mais pourquoi ? je redescends à la réception, où on me dit que j'ai des extras pour plus de 200£
et que ma carte bancaire refuse cette autorisation (ben oui plafond atteint) ce qui est bien entendu impossible, pas de coups de fil, pas de repas, j'exige une facture, et là je vois des repas au restau que je n'ai pas pris. J'exige qu'on me sorte les fiches avec ma signature et on me dit que ce n'est pas possible avant demain, qu'il faut que je paie avec une autre carte de crédit ou que je téléphone à ma banque (à minuit un dimanche !), ou que j'aille chercher du liquide à minuit dans un quartier pourrave de Londres. je refuse et menace de dormir dans le hall de l'hôtel ! du coup ils m'autorisent l'accès à ma chambre. Le lendemain matin réveil super tôt, on contrôle les fiches, et bien sûr ils se rendent compte qu'on m'a "volé" mon numéro de chambre, la signature n'est pas la bonne du tout ! vue la façon dont on m'a "traitée" (presque de voleuse !) je suis en train de préparer un courrier bien senti !
Voilà c'est tout... on espère tous un retour en France, peut être en Belgique où il est très attendu. En tous cas, superbes instants musicaux, prises de risques permanentes, il a su s'entourer de plus de personnes incroyables (John Metcalfe, Bob Ezrin, Ben Foster, tous les membres de l'orchestre et des équipes techniques au top !). Chapeau bas Monsieur Gabriel pour la volonté de toujours faire découvrir des choses à vos auditeurs, et pour ces performances musicales, vocales et artistiques hors du commun.