Arcade Fire, Zénith de Paris, 28 juin 2011
Entre les canadiens et le public parisien, c'est une longue histoire d'amour, qui date de leurs débuts et d'un concert d'anthologie à l'Olympia à la fin duquel le groupe était revenu jouer une petite demie-heure, toutes lumières allumées.
Leur passage avorté à Rock en Seine l'an dernier pour cause de déluge faisait que ce concert ci avait un petit goût de revanche pour Paris, qui les attendait de pied ferme !
Le concert était d'ailleurs sold-out depuis le premier jour de vente, et je n'avais pu rentrer que grâce à ma candidature comme bénévole pour Partners in Health, qui soutient la reconstruction d'Haïti après le tremblement de terre.
Nous entrons donc dans le zénith désert, on nous explique le pourquoi du comment, nous revêtons un beau tshirt et nous voilà prêts à aller interviewer les gens, leur demander des sous. Moi je tiens un des deux stands, ça se passe plutôt bien même si 60% des gens n'en ont rien à cirer.
A 21h on nous lâche pour assister au concert (la première partie par contre, nous n'avons pas pu y aller) et le zénith est vraiment blindé.. je me retrouve loiiiinn de la scène, grosse insatisfaction pour moi, habituée des premiers rangs !
Il fait très chaud, et à 21h15 le groupe monte sur scène, tout sourire, harrangue le public qui reste assis au fond, et démarre sur "ready to start" forcément. Efficace. Le reste de la set list est perdue dans ma mémoire, leur set list ressemble énormément à celle du casino de Paris puisqu'on a "month of May" ou "Empty Room", joués pieds sur l'accélérateur. Jérémy Garcia nous gratifie d'un final phénoménal à la batterie sur No Cars Go, qui soulève la foule. Bref, pas de réelle surprise, sauf un titre que Win Butler présente comme un titre qu'ils n'ont pas joué depuis très longtemps... que je n'arrive pas à remettre... si quelqu'un passe ici et peut me donner le titre, parce que j'ai trouvé ce titre incroyable, notamment vocalement.
Justement, la voix de Win Butler. Je l'ai toujours considéré comme un "bon" chanteur, parfois très bon sur certains titres, et hier, il m'a fichu de sacrées chairs de poule ! pas tellement dans les "notes" mais plus dans les intonations, l'émotion. Fabuleux, par moments.
Régine interprète un "Haïti" tout en émotion, là aussi une grosse claque ; elle précise par ailleurs à la fin que des bénévoles sont là pour l'association Partners in Health, puis annonce que le promoteur du concert a décidé de verser un euro par billet en supplément à l'euro déjà versé par Arcade Fire. Joli geste de la part de ce promoteur.
Le groupe prend toute son ampleur sur des titres comme Rococo, Power out, rebellion, et sur un Funeral d'anthologie... tous les musiciens chantant les paroles, ensemble, c'est toujours un moment énorme...
Musiciens extraordinaires, il faut le souligner, tournant sur les instruments. Mentions à Richard Parry, Jérémy Gara, et Will Butler, le jeune frangin de Win. C'est surtout l'enthousiasme qui les porte, leurs performances tant musicales que physiques sont impressionnantes. On arriverait presque à leur pardonner la "courtitude" de leur concert, encore une fois une heure et demie ; mais on peut presque leur pardonner au vu de la chaleur qui régnait et l'intensité du show. Sans oublier que le public était lui aussi un peu naze !
Leurs chansons passent très facilement l'épreuve de la scène, et ils arrivent à leur rajouter une petite touche supplémentaire d'âme.
Le rappel sera composé de wake up, l'hymne U2-esque, et le magnifique sprawl II que j'attendais.
Je regrette certes l'absence de my body is a cage, fatalement. Ce sera dit que je ne l'entendrai pas en live cette année. Ou alors, peut être samedi à Arras !